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Résumé d'histoire de la commune de Gonnehem.

Des origines au moyen âge

On estime généralement que la première communauté villageoise s’est installée sur le territoire au temps de Charlemagne.
Gonnehem est un vocable germanique, probablement hérité des saxons qui s’installèrent à cette époque dans les marches du royaume franc. Des incertitudes subsistent sur l’origine du nom : certains y voient la maison de Dieu (God Heim), mais le nom de Gonnehem est plus probablement dérivé des vocables saxons goda et hama qui désignent la bonne terre, celle que l’on peut cultiver au milieu des marais.
Car Gonnehem, situé au confluent de trois rivières : la Nave, la Clarence et la rivière d’Allouagne, également connue sous l’appellation de Grand Nocq, « bénéficie » d’un réseau hydrographique complexe et fragile. C’est au bord d’un immense marécage que les saxons se sont installés et c’est le travail des hommes qui va transformer ce marécage en « bonne terre ».

La tutelle de l'abbaye de Choques (XIIe-XVIIIe)

La mise en valeur du territoire s’accélère au XIIe siècle avec l’installation à Chocques de l’abbaye Saint Jean Baptiste des prés. Les Moines de Chocques font partie de l’ordre d’Arrouaise ; s’ils suivent la règle de Saint Augustin, leur mode de vie est proche de celui des cisterciens, mêlant étude et travail manuel, en particulier l’agriculture.
L’évêque de Thérouanne Milon attribue la paroisse de Gonnehem à l’abbaye, les paysans et les moines vont alors transformer le territoire : endiguement de la Clarence et de la Nave, creusement du Grand Nocq, création d’acqueducs (ou Nocqs) qui font se croiser les rivières sans en mêler les eaux, dense réseau de fossés et courants délimitant de fertiles parcelles métamorphosent le marécage originel.

Si une grande partie du territoire et le pouvoir administratif appartiennent à l’abbaye,et à d’autres maisons religieuses, certains fiefs ont aussi leur petit seigneur, ainsi Gonnehem a conservé plusieurs manoirs : le plus ancien subsistant est le manoir saint Michel, datant du XVe siècle pour la tour, du XVIIe pour le logis. Ancienne dépendance de la famille d’Holain, il sera acheté au XVIIe par Vast BRON, avoué au parlement d’Arras puis transmis à ses descendants jusqu’à l’orée du XXe siècle. Il est typique de ces maisons fortes que l’on trouvait un peu partout aux frontières de l’Artois, mi fermes, mi refuge.

A proximité se trouvait le fief de Gantau, propriété de la famille IMBONA qui exploitait également la BASSARDERIE pour le compte des chartreux de Gosnay.
Le château de Gonnehem, situé dans l’actuelle rue de Béthune, a perdu son aspect défensif pour ressembler à une grosse ferme, il se murmure pourtant que Charles Quint y dormit une nuit ...
Le Château de la Vallée appartenait au seigneur ANSART. Le Château de WERPPE, voisin de l’abbaye, appartenait à la famille LEMERCHIER de CREMINIL. Acheté à la veille de la révolution par Charles LENOIR DES ARDONNES, il fut transmis par mariage à la famille de SARS . C’est Raymond de Sars qui transforma vers 1910 la bâtisse classique du XVIIe siècle en lui ajoutant une élégante tourelle d’escalier et de jolies lucarnes à la mode balnéaire. Sans oublier l’église, édifiée au XVIe siècle sous l’autorité de l’abbaye, sur un plan qui rappelle les « hallerkerques » de Flandre, elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques.

La Révolution

La révolution de 1789 devait voir la fin de l’abbaye de Chocques qui fut vendue et démembrée en 1792, les moines dispersés, certains guillotinés comme Liévin Gamblin, vicaire de Busnettes, les terres et les bâtiments vendus aux enchères, dont le presbytère de Gonnehem et les deux hectares qui en dépendaient. L’église de Gonnehem (XVIe s) et la chapelle de Busnettes (XVIIe) furent conservées et devinrent communales.
Le presbytère, construit en 1779, et ses 5000 m2 de jardin devaient revenir à la commune par le legs que lui fit le curé Jacques François Drocque en 1823 ; ancien chanoine de Chocques sous le nom de sire Jérôme ; échappant à la terreur il put, revenu à Gonnehem en 1805, racheter le Presbytère et y terminer sa vie.
La paroisse de Gonnehem devint commune et Monsieur Lenoir des Ardonnes en fut le premier maire nommé par le premier consul Bonaparte.

Gonnehem est demeuré longtemps à l’écart des bouleversements, aussi bien politiques que sociétaux.

Deux guerres mondiales

La grande Guerre devait toutefois imprimer sa marque sur le village. A l’été 1914, les hommes ont quitté Gonnehem sans terminer la moisson, cinquante d’entre eux ne devaient pas revenir.
Bien que situé à l’arrière du front, Gonnehem a subi d’importants dégâts lors de l’offensive allemande du printemps 1918, le centre bourg a particulièrement souffert de l’application des artilleurs allemands.
L’invasion de 1940 puis l’occupation nazie, si elles furent moins destructrices, n’ont pas épargné Gonnehem. Le village a perdu de nouveau plusieurs de ses fils en 1940 et dans les combats de la résistance, sans oublier les déportés et les victimes civiles.

Une révolution démographique et sociale

Jusqu’aux années 1960 , le village est resté une communauté agricole, attachée à ses traditions et tirant sa richesse de la qualité des ses terres et de ses paysans. A l’encontre de leurs voisins de Chocques et de Vendin, les Gonnehemois n’ont pas connu le bouleversement minier ni la révolution industrielle, le seul établissement industriel de la commune étant l’usine de fabrication de pompes installée sur les terres de Gantau par monsieur Gohier et développée par son fils sous l’enseigne PEME. Artisans et commerçants oeuvraient au service d’un petit monde agricole autosuffisant, même si certains trouvaient du travail aux mines de Vendin ou à l’usine de Chocques.
Jusqu’aux années 1970-80 où un afflux de nouveaux habitants venus de « la ville » devait modifier profondément le tissu social et la démographie du village, ainsi le gros village dont la population était passée de 1650 habitants au XVIIIe siècle à 1800 environ en 1975 a dépassé les 2500 ces dernières années, soit une augmentation de plus du tiers en 40 ans ! Nous sommes maintenant des « rurbains » (quel horrible mot !) Il ne reste plus qu’une dizaine d’exploitations agricoles sur notre territoire, heureusement en majorité encore fort actives ; une grande majorité de la population travaille en dehors du village, de nouveaux modes de vie s’imposent , les centres d’intérêt et les besoins évoluent, c’est aux gonnehemois de trouver la formule qui leur permettra de construire l’avenir de leur village sans oublier leurs racines.

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